L'Ombre hait la Lumière

Le blog du cinéma et de la littérature fantastique.

17 février 2007

Dédicaces - Les chroniques vaticanes.

couvsansflouchroniquevaticane2

"Par les lignes ennemies,

En ces temps troublés,

Les infidèles sont victorieux.

Par la très Sainte Croix,

Par le fer et le sang,

L'esprit et la cendre,

De la semence viendra l'heure

[de la Jérusalem céleste]

Aux cris de Deus le volt,

Et par la grâce d'INRI,

Ecce homo.

Nous conduirons la colère du seigneur."

Codex de saint Hisnault (2955 - 3037 AC) - Découvert en 3484 AC. Introduction. Ed. 6006 AC. Bibliothèque de new London (collection "histoire". Traduction de Terry Pullman). Confédération des planètes unies.

_achauffn_b_copie_copieLa grande conflagration (3995 - 4013 AC) : Reste à ce jour le conflit le plus destructeur de l'histoire de l'humanité. Deux courants s'y opposèrent : la pensée libérale de Matthiew Zachary et le déterminisme divin du Vaticanisme (la primauté de l'Eglise sur la société et l'individu). On évalue le nombre de victimes à dix milliards de morts et de disparus [...]

La grande conflagration. Définition historique de l'encyclopédie de la confédération des planètes unies. Ed. Novembre 6031 AC.

parkinsonengrenage2Josborn2bleu1

deusiraerequiemmorte

Oyé, oyé, bonnes gens !

En ce jour de l'an de grâce du 17 février 2007, les chroniques vaticanes - Le berceau de Zachary - sont enfin sorties. Après moults mois de travail (et quelques autres de retard, oui, je sais), l'ouvrage - dont je suis modestement l'auteur (:-)) - a été édité chez Harfang. Le livre est donc disponible dès à présent aux magasins Légué de Dreux (La rose des vents) et de Chartres. Le sujet ? L'histoire de l'avenir sur 2000 ans, regroupées en douze nouvelles. De 2311 à 3095 AC, de la constitution des EUE à la montée en puissance de la République Vaticane, de l'histoire de Willis Parkinson à celle de Christopher Osborn.... Roman noir, western, cyberpunk, catastrophe, guerre, drame et politique... Action, suspens et théologie... Douze nouvelles pour vous faire plaisir, pour vous évader ou vous donner matière à débat.

Je vous donne donc rendez-vous à Dreux, au magasin Légué ("La rose des vents", donc), situé au centre-ville, dans la rue piétonne. J'y ferai une séance de dédicace le 24 février entre 14 heures et 18 heures. Venez nombreux ! Je serai disponible pour répondre à toutes vos questions... (Je me ferai un plaisir de faire de même via mon blog, naturellement). Il est aussi possible que je fasse une autre séance, prochainement, à la Fnac de Chartres (mais rien n'est sûr, pour le moment - je vous tiendrai au courant).

A très bientôt !

Christian Aubin.

PS. Les illustrations ci-dessus sont tirées directement de l'ouvrage. Erwan Le Gac, réalisateur du court métrage Ab Irato, a généreusement accepté de les créer pour le reccueil. On peut l'en remercier : elles sont toutes superbes.

Posté par sonador à 23:14 - Littérature - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2006

Dune (Dossier) - Le(s) livre(s)

Dune (1965) est un roman SF, le premier de toute une lignée qui comprend "Dune Messiah" (1969), "Children of Dune" (1976), Emperor-god of Dune" (1981), "Heretics of Dune" 1984), et "Chapterhouse : Dune" (1985). A ceux-là, on peut aussi rapprocher ce qui semble être une préquelle officielle : "The God Makers" (Et l'homme créa Dieu" - 1972).

Tous les livres de cette saga-fleuve ont donc été écris par Franck Herbert (1920-1986).

L'auteur.

Enfant d'une famille de fermier, Franck Herbert, le futur auteur de "Dune", subira les affres de la crise de 1929. Sa vocation d'écrivain datera de son enfance. Marié à 21 ans, divorcé à 25, il gagnera d'abord sa vie en tant que photographe, caméraman et commentateur à la radio. C'est en 1945 qu'il rencontrera Beverly Ann Stuart, avec laquelle il aura trois enfants. L'un d'eux, Brian, a depuis repris le flambeau de la saga de son père.

Bien qu'il ait été publié sous son nom à partir de 1944, dans le magazine "Esquire", il s'avère qu'il eut commencé à écrire bien avant. Ayant utilisé plusieurs pseudonymes, il est aujourd'hui difficile de savoir à quelle date exactement il commença son travail d'auteur. Après avoir été édité dans des revues telles que "Astounding Science-Fiction" ou "Amazing Stories", il publiera son premier roman en 1956. La même année, il obtiendra le prix international de Science-Fiction. Il a alors 36 ans.

C'est en 1963 que sont posés les jalons du célèbre roman. Il publiera une nouvelle intitulée "Dune World" dans le journal "Analog Science fact-Science-Fiction". Le succès de la nouvelle sera tel que l'auteur décidera d'en faire un roman à part entière. Dune est publié deux ans plus tard. Le roman obtiendra le prix Nebula en 1965. L'année suivante, c'est le prix Hugo qui lui est décerné (ladite récompense pouvant considérée comme étant une sorte d'Oscar de la SF littéraire aux USA - pour en situer l'importance).

Dans les années soixante-dix, après avoir publié le "messie de Dune", Herbert prend de la distance avec son métier d'écrivain pour se consacrer à l'enseignement et à l'écologie (sa grande passion, comme le démontre la nature du roman "Dune"). En 1971, il mène une mission écologique et sociologique au Pakistan et au Vietnam. En 1972, il sera enseignant à l'université de Washington. Six ans plus tard, "La ruche d'Hellstrom" remportera le prix "Apollo". En 1980, l'univsersité de Seattle le consacrera "Docteur de l'Humanité".

Lorsque David Lynch le sollicite pour participer à la production de Dune, le film, le romancier répond présent. Enthousiasmé par le scenario et le traitement apposé, il en fera la publicité lors d'interviews télévisées.

Jamais une oeuvre de science-fiction n'avait jamais été si bien adaptée... Il faudra regarder de près pour découvrir ce qu'il manque, dira-t-il en substance.

Le film fut un échec commercial et la même année, Beverly décèdera d'un cancer. Bien que durement affecté par la mort de son épouse, Franck Herbert se remariera en 1985. Il décèdera à son tour, d'une embolie pulmonaire, le 11 février 1986, laissant ainsi son oeuvre inachevée.

Le roman.

Paru en 1965, en pleine guerre du Vietnam, le livre nous parle de dieux et de héros, de chutes et de décadences.

En l'année 10191 de la guilde, l'empereur Padishah Shaddam IV règne sur l'ensemble d'un empire de plusieurs millions de planètes. Sa famille, descendante des Butler, est en place à la tête de l'univers depuis le Jihad Butlerien et la bataille de Corrin, plus de dix mille années plus tôt. Successivement manipulateur et manipulé, le fils (et assassin) de son père, Elrood IX dirige tout depuis la planète Kaitan. La Terre n'est plus, détruite au début de la guerre contre les machines (le Jihad Butlerien). Si les Corrino dirigeait l'imperium depuis Salusa Secundus, bien des siècles plus tôt, c'est terminé : Salusa a été anéantie par les radiations d'une guerre nucléaire ancienne et sert désormais de camp d'entrainement pour les Sardaukars "les soldats de la peur" (Dune - David Lynch - 1984).

Shaddam est-il le maître absolu? Non. D'autres forces sont en jeux : la maison des Révérende-mère, école portée sur la politique et composée de femmes uniquement est le véritable pivot de tout pouvoir. C'est le Bene (= école) Gesserit.

Est-ce tout? Non plus. La Guilde de l'espace gère le déplacement entre les mondes. Pourvue du monopole sur le voyage dans l'espace, elle est aussi une seconde école, portée sur les mathématiques avant tout. Face à eux, l'empereur doit faire face aux autres grandes maisons, regroupé en un conseil : le "Landsraad". Ce composé de maisons majeurs et mineures contrôlent planètes et régions dans l'impérieum. Si l'empereur était président, les maisons en serait les préfets... Et l'on pourra aussi parler, par la suite (dans les romans ultérieurs à Dune), du Bene Tleilax, orienté sur les sciences génétiques (de manière très différente que pour le Bene Gesserit) et peuplé uniquement... d'hommes difformes, l'on poura aussi parler des planètes Ix et Richèse, deux mondes à part, dont l'activité est centré sur la haute technologie et la fabrication des machines (non intelligentes : les ordinateurs et les robots ayant été proscrit par la grande convention, faisant suite, encore une fois au Jihad Butlerien. La grand-mère de Paul, Dame Helena, sera issue de la famille régnante de Richèse), de l'école du Ginaz (formateur des meilleurs combattants de l'empire - d'où seront issus les deux meilleurs amis de Paul Atréides : Gurney Halleck, le soldat troubadour, et surtout Duncan Idaho, successivement maître d'armes de Paulus, Leto et Paul) ou de l'école Suk (des médecins conditionnés, dont le docteur Yueh, le traitre dans l'entourage de Leto, fera partie).

Tout cela constitue l'impérium, un mélange de factions opposées mais alliés de force par la grande convention. Un monde totalement bloqué depuis plus de dix millénaires.

C'est sans compter les rivalités, la politique et les secrets de famille. Et surtout c'est sans compter l'importance d'un autre facteur : l'Epice.

L'Epice : une drogue gériatrique. Provoque l'accoutumance mais accroit la longévité et l'intelligence. L'Epice, qui, pris régulièrement, à hautes doses, permet aux pilotes de la guilde de traverser l'univers grâce au don de prescience que leur confère la substance. L'Epice.

L'Epice qui n'est produit que sur un seul et unique monde : Dune. Arrakis. Une planète totalement désertique, sans la moindre goutte d'eau. Un monde géré par la Chom (Compagnie des HoberMarchants, dont les profits sont partagés entre les maisons et les Corrinos), et exploité par contrat, pendant des durées déterminées, par les grandes familles. L'Epice.

En 10191, c'est la famille Harkonnen qui en possède le contrôle. Le Baron Vladimir, le maitre de Geidi Prime, monstre, obèse et pervers gère chaque pouce de la planète des sables. Vladimir, qui a enlevé son neveu Feyd a son demi-frère, Abulurd, et à sa femme. Vladimir qui HAIT la maison des Atréides...

Les Atréides doivent reprendre la planète sur l'ordre de l'empereur. Leto, fils du vieux duc Paulus et de Dame Helena, flaire le piège : depuis quelques années, il est devenu trop influent au sein du Landsraad. Il est devenu plus populaire que l'empereur lui-même. Or, Leto, par sa mère, n'est autre que l'arrière-arrière petit-fils d'Elrood IX, et se trouve donc être le cousin de Shaddam IV.

Leto est dangereux.

Leto DOIT être éliminé.

Son inimitié notable avec Shaddam est la raison même qui fait qu'il n'aurait jamais dû recevoir en cadeau la gestion de Dune... Surtout après ses ennemis séculaires, les Harkonnens. Sa famille et celle du Baron sont ennemis depuis la bataille de Corrin : Le Bashar suprême Vorian Atréides a fait bannir, pour lâcheté, leur ancètre, Abulurd Harkonnen et toute sa famille sur le monde de Lankiveil. L'ironie du sort étant que les Harkonnens et les Atréides étaient autrefois deux familles amis. Double ironie, le père de Vorian, le Cymek Agamemnon, était le véritable monstre que Xavier Harkonnen et ses descendants combattaient avec courage, peu avant le jihad Butlerien... Il fut un temps ou la bannière des Atréides n'étaient pas si respectable, dixit Leto II dans "Emperor-god of Dune"...

Les Harkonnens veulent la mort de la famille Atreides. Et Leto, commandé par son devoir, obéissant envers l'empereur avec l'espoir de renverser la situation grâce aux fremens, quittera Caladan, et s'en ira sur Dune avec ses proches, son armée, sa femme, Jessica, et Paul, son fils.

Les Secrets de Dune.

Les Révérendes-mères Bene Gesserit, dotées de pouvoirs surhumains, manipulent le potentiel génétique de l'espèce humaine pour l'améliorer. Grâce à des techniques de croisements entre les famille et autres manipulations, elles cherchent à créer le Kwisatz Haderach, le "surêtre". Un homme capable de voir l'avenir et d'être "partout à la fois". Elles donneront l'ordre à Jessica d'engendrer une fille pour la marier à Feyd-Rautha Harkonnen, le neveu du Baron. Jessica n'obéira pas, et, par amour, donnera naissance à un garçon : Paul. Ce dernier se révélera-t-il malgré tout être l'élu?

Sur Dune, vivent les fremens, une population d'hommes et de femmes du déserts, farouches, guerriers et descendants d'esclaves zensuni et zenchiites enlevés pendant le Jihad Butlerien. Eux aussi possèdent leurs secrets : Sous l'impulsion de Pardot Kynes, planétologiste issu de Salusa Secundus mort avant l'histoire narrée dans le roman et père de Chani (future femme de Paul), ils transforment peu à peu Dune en jardin verdoyant. Mais il y a autre chose... Une légende circule, depuis des siècles et des siècles. Un messie doit venir des mondes extérieur. Un être supérieur qui les délivrera de l'enfer qui est le leur. Une légende en fait implantée sur de nombreuses planètes par les révérendes-mères pour assurer au Kwizatz Haderrach une retraite en cas de besoin.

Les évènements s'entrechoqueront. Leto, trahi par Yueh et Shaddam IV, sera renversé par des Sardaukars déguisé en soldats Harkonnens. Il se sacrifiera pour sauver ce qui reste de sa famille : Vladimir n'echappera que de justesse à la mort. Paul et Jessica devront fuir dans le désert, trouver les fremens et accomplir leur destinée finale : renverser l'empereur, se venger des assassins Harkonnens et instaurer une nouvelle monarchie qui allait durer pas moins de 3500 ans.

Mais il y a toujours un prix à payer.

Pour devenir un homme, pour devenir un empereur, pour devenir libre...

Il faudra aussi devenir un Dieu.

Mon avis.

Dune représente, tout comme les "Fondations" (Isaac Asimov) avant lui, LE roman-fleuve (quoiqu'assez court, pour un roman "fleuve") à l'origine de tout un genre de sf : les romans-univers. Si les volumes suivants traitent du même sujet, quoique de manière quelque peu différente (succèssivement essentiellement sous des angles politiques, poétiques, philosophiques, "historiques", ou - de nouveau - philosophiques dans le cas de la maison des mères), le premier livre, lui, est de prime abord un roman d'aventures.

Un roman d'aventures ? Est-ce tout ? Non. Dune est bien plus complexe. Certes, il montre un "Paul" particulièrement héroïque, un jeune homme qui se révèle comme étant l'être parfait : noble, puissant, le meilleur combattant de l'impérium, désinterressé, suprèmement intelligent (un mantat : un ordinateur humain) et dont le seul but, au-delà de la vengeance, est de préserver l'humanité du jihad à venir... Jihad dont sa seule présence parmi les fremens en est à l'origine. Pourtant Paul se révélera tout sauf manichéen. Si les personnages de Vladimir, de Shaddam, ou de Feyd sont bel et bien de natures intégralement belliqueuses, Paul montre une certaine ambiguité vis à vis du pouvoir qui lui est conféré : Tout en se battant pour éviter la croisade religieuse, il n'en reste pas moins que sous l'impulsion avouée de Jessica, il utilisera la ferveurs des fremens (mot évidemment dérivé de "free mens", les hommes libres, sous-entendus, du désert) pour arriver à ses fins : trouver sa vengeance contre ceux qui ont abattu sa maison et son père.

L'autre point qui se distingue dans le roman est la relation mère/fils et père/fils développée dans l'histoire. Le fait est que l'on peut y distinguer un fort complexe d'Oedipe entre les personnages. Or Dune est aussi un roman initiatique. Il narre le passage d'un adolescent (Paul a 15 ans, au début de la saga) à celui d'adulte. Nous avons ici un père assassiné et Paul devra prendre sa place et "tuer le père" pour trouver son indépendance vis à vis de Jessica - laquelle a une forte emprise sur sa psyché au début de l'ouvrage. S'il n'y a pas de relations explicite entre le fils et la mère - bien sûr - il est toutefois très notable qu'ils sont particulièrement proches. Le film "Dune" de Lynch installe d'autant plus cet ambiguité que l'actrice Francesca Annis, qui joue le rôle de Jessica face à Kyle Maclachlan (Maclaclan? Machelachlelan?  Mac Lalanne? P...!) y est de toute splendeur et a l'air de tout ce qu'on veut tout sauf figure maternelle (Au pied, mes hormones! J'm'en vais vous fouetter, moi... bon, stop, je pête un câble, il est trois heures du mat'...)... Et le projet avorté de Jodorowski, semble-t-il, allait même plus loin dans ce sens...

Ce passage à l'âge adulte se fera aussi au travers du personnage de Chani et d'une relation romantique qui ne sera que très poussivement abordée dans le film de Lynch (j'y reviendrai dans un prochain article). La mère, vaincue, s'efface. Le père disparait. Paul, son extension, fait ses propres choix. L'autre élément notable de cette transformation est la classique mort symbolique que l'on retrouve dans d'autres oeuvres - tel par exemple "Star Wars" (qui doit beaucoup aussi bien à l'oeuvre que je cite ci-suit, à Dune ou à Fondation...), ou le "Seigneur des anneaux", etc... et même dans de nombreuses traditions ethniques (si l'on prend par exemple le baptème chrétien, sa signification originelle n'était rien d'autre qu'une mort suivie d'une renaissance dans le giron de Dieu, précisémment). Mort symbolique par la prise de "l'eau de vie" (tiens, tiens...) et accès à la majorité avec l'épreuve de la maitrise du ver des sables.

Le ver des sables... le dragon qui garde le trésor de Dune, l'Epice... Mais aussi utilisé ici comme un symbole, celui de l'inaccessible vérité, celui du passage à l'âge de la raison, aux responsabilités (il devra à terme choisir entre l'amour et son devoir). Paul doit vaincre ce dragon avant d'affronter ses dernières peurs : l'empereur lui-même et les Harkonnens, ses ennemis.

La religion... Si l'on peut noter que le mot "fremen" signifie homme libre, on ne pourra pas non plus passer à côté d'une autre ironie. Libres, les fremens le sont peut-être dans l'âme mais ils ne le sont pas dans leur foi. Et ils sont prisonniers de leur planète - à cause même de la richesse qui en fait l'unicité, à savoir l'Epice. Dune, leur monde, ne leur appartient pas et pourtant ils peuvent se mouvoir là ou d'autres ne peuvent pas. Sur un monde désertique évoquant immédiatement le rêve, la poésie, la liberté de l'esprit. Et pourtant, les "libres" fremens sont aussi des prisonniers de l'intérieur : ce sont des fanatiques, enfermés dans leur bulles... dans un cercle de croyances importées de l'extérieur, et entretenue par une Bene Gesserit exilée. A la fin, ils se révèleront comme un cancer, envahissant le moindre recoin de l'impérium, imposant à leur tour foi et violence. Les vaincus deviendront vainqueurs. Les hommes deviendront des saints. Quand ils seront des saints, ils deviendront des monstres.

Les hommes libres se feront dictateurs.

Une vielle histoire...

Le roman, formidablement écrit sur le fond, peut-être un peu faible pour ce qui est des descriptions de batailles (quoique très évocatrices), souvent excitant dans ses joutes verbales, philosophiques et politiques au travers de personnages forts et immédiatement identifiables, traite aussi du pouvoir et de sa nature dévastatrice. Paul - le personnage central - ne recherche pas le pouvoir. Il ne le prendra que parce qu'il l'estime nécessaire pour garder un semblant de contrôle sur le jihad à venir, lequel se révélera finalement inévitable. Mais les idéaux du héros seront d'autant plus mis à mal (perte de l'innocence - encore un aspect du roman initiatique) que ses choix extrêmes le rendront cyniques. Au bout du compte, le pouvoir finira par le perdre (Cf. Le messie de Dune). Paul, héros valeureux, proche d'un William Wallace ou d'un Robin des bois futuriste, ne contrôlera rien. C'est le pouvoir qui le contrôlera, faisant de lui un personnage shaekespearien, tragique, et finalement autodestructeur, autre aspect rarissime dans la sf des années 60.

Tout cela entre dans un contexte, celui d'une planète désertique (immuable - comme l'Empire - pendant des millénaires, puis changeante avec l'arrivée de Paul - comme l'Empire...), autour d'un sujet encore une fois original pour l'époque : l'écologie planétaire. Herbert utilisera le potentiel évocateur du désert pour le remplir de notre reflet, nos aspirations, nos responsabilités et nos vanités.

Le véritable trésor caché n'est pas l'épice. Ce n'est ni le pouvoir, ni la vengeance. C'est le désert lui-même. C'est l'âme humaine, le souffle épique et la liberté induite... ainsi que ses limitations, comme on le verra par la suite.

Posté par sonador à 04:46 - Littérature - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2006

Le Rêveur de la clé d'argent

Puisque j'ouvre, en cette magnifique journée d'hiver du 13 février 2006, la section littérature de mon blog, je vais commencer par parler d'un bon ami, bien que quelque peu oublié du grand public, j'ai nommé Howard Phillips Lovecraft...*

*Déjà, celui qui me dit "Howard The Duck", on ne va pas être copain...

Non, loin d'être un canard, excepté vis à vis de ses injustes pairs de l'époque, Lovecraft reste aujourd'hui reconnu comme étant l'un des plus grand auteurs de la littérature fantastique, auteur qui a influencé jusqu'à Stephen king Himself.

Né le 20 août 1890, "HPL" comme le surnommeront plus tard ses amis et ses fans, trouve très tôt le moyen de se distinguer de la jeunesse de l'époque : Son père, Winfield Scott Lovecraft, représentant de la Gorham Silver Company (et les connaisseurs se demanderont au passage s'il n'y aurait pas une sorte de clin d'oeil à cette société dans le nom de la villé bien plus tard imaginé par l'auteur : Arkham - ville qui s'inspire à la fois de Salem et de Providence), propriétaire et hommes d'affaire, sombre dans la folie dès 1893. Il sera interné à Providence, ville natal de l'auteur. 

Lovecraft n'a alors que 3 ans.

A cinq ans, l'auteur découvre la littérature fantastique : il tombe amoureux des "Milles et une nuits" au point de se "convertir" à l'Islam et de déclarer s'appeller Abdul Alhazred.

Ce nom n'est bien sûr pas inconnu aux connaisseurs du bonhomme : il s'agit du nom plus tard donné à l'inventeur du Nécronomicon, livre démoniaque fictif imaginé par Lovecraft. 

L'enfant HPL écrit sa première nouvelle en 1896, à l'âge canonique de seulement 6 ans... (Aujourd'hui, y en a pas mal qui ne savent même pas lire... honte à vous, parents indignes!) Ce sera "la petite bouteille de verre".

La même année, il écrira son premier poème : "The poem of Ulysses" (Non, mécréants! Ca ne fait pas allusion à Ulysse 31!!!). 

1898 sera une autre année marquante : son père décède à l'hopital, sans jamais être sorti de sa démence... et il entre à l'école. Sa mauvaise santé l'empêcheront d'y rester au delà d'une année. Cela lui vaudra une enfance solitaire, coupée des autres enfants, à l'exception des frères Chester et d'Harold Munroe (ce dernier en particulier, restera proche tout au long de sa vie). En 1899, il rédigera le premier numéro de "The scientific gazette", alors tiré à cinq exemplaires à partir d'un dupplicateur à Alcool. Cette revue durera 32 numéros.

En 1903, passioné d'astronomie, il entammera une nouvelle revue "Rhode island of Astronomy", qui comptera pour sa part 69 numéros (j'aime ce chiffre... 69... Quoi, je m'égare? Je dis ce que je veux, d'abord!). 

Imaginez qu'il n'a alors que... 13 ans... 

Entre temps, HPL retourne sporadiquement à l'école et accède aux classes secondaires. Il continue d'écrire ses nouvelles fantastiques et ses poèmes. Son premier texte publié parait en 1906 dans le "Providence journal". Il s'agira d'un courrier contre "l'astrologie". Il acquierera la même année la machine à écrire qu'il utilisera toute sa vie pour taper ses textes (c'est à dire pas trop souvent... Lovecraft avait une profonde aversion pour la machine à écrire et un amour immodéré pour l'écriture manuelle - au grand dam de ses futurs éditeurs et amis ). 

Entre 1909 et 1913, HPL découvre l'univers des Pulps (ces fameuses BD évoquées dans le non moins fameux "Pulp fiction" de Tarantino). Il est aussi à noter que le racisme (déplorable... oui, malgré son génie littéraire et bien que cela n'apparaisse pas trop directement dans ses textes, HPL a eu ce fichu défaut pendant toute une partie de sa vie, du moins jusqu'en 1929... après cette date, il reniera progressivement ses égarements au point de rejeter certaines de ses nouvelles à caractère excessif) de l'auteur apparait aussi à cette période : il rédige un poème satirique pour dénoncer l'afflux des immigrés aux USA. 

En 1914, tout bascule : Edward F Daas l'invite à adhérer à la United Amateur Press Association. Il entamme alors une carrière d'écrivain... sera régulièrement publié dans des magazines amateurs, mais ne deviendra jamais de son vivant un profesionnel vivant de son écriture. 

En 1915, le jeune auteur (de 15 ans, rappellons-le), crée son fanzine " The conservative", revue contenant des articles tels que "Renaissance de la fierté nationale" (hum...)  et autre pamphlet contre  l'alcool (Vas-yyyyy lààààà... on n'a plus le droit de picoler en voiture? C'est le drame!). 

En 1917, à cause de sa mauvaise santé (encore et toujours), il est réformé de la garde nationnale (vas-yyyyyyy le planqué làààààà!). Mais par-dessus tout il écrit "la tombe" et "Dagon", nouvelle qui reste donc comme étant la toute première incursion dans le célèbre univers mythologique des Dieux démoniaques extraterrestres (oui, je sais, c'est bizarre, décrit comme ça... mais chut! On se tait et on lit, merci!) créé par l'auteur. En 1918, il stoppe sa chronique astronomique dans "The Providence Evening News" car selon lui, le journal est "vendu aux démocrates" (forcément, c'est chaud pour un conservateur... faut se mettre dans le contexte, sinon... ). C'est aussi à cette époque qu'il commence ses premiers traveaux de révisions rémunérés pour d'autres auteurs amateurs. C'est ainsi que naitra "En rampant dans le Chaos" (Winifred Jackson), ou la "verte prairie" (idem - j'ai la flemme de réécrire le nom, désolé). 

Il n'a que dix-huit ans. 

En 1919, sa mère perd la boule. 

Pardon, je voulais dire qu'elle fut prises à son tour de crises de démences (en lisant les nouvelles de son fils, peut-être?... ). Il faut savoir que la littérature fantastique de Lovecraft, en dehors de ses influences littéraires (Edgar Poe, notamment, mais aussi Bram Stoker ou Lord Dunsany, pour ne citer que les plus connus) se distingue sans cesse par une galerie de personnages solitaires, rêveurs qui finissent par sombrer dans la folie la plus totale à cause de leurs découvertes "démoniaques". 

La vie influence l'art. 

L'art influence la vie. 

La même année, il écrira "Le témoignage de Randolph Carter", première histoire mettant en scène ce qui pourrait être considéré comme étant son personnage fétiche... Au total, il écrira quatre histoires mettant en scène ce personnage, lequel sera cité sporadiquement (pour "sporadiquement", veuillez chercher dans le dictionnaire si vous ne savez pas ce que ça veut dire... hé hé hé...) dans d'autres de ses nouvelles. 

Pendant ce temps là, dans l'espace... il est nommé rédacteur en chef de l'UAPA et le restera jusqu'en 1925 (En gros, il a décroché un genre de CDI amateur...). Il commencera aussi à correspondre avec Franck Belnap Long, écrivain lui-aussi, et grand admirateur de l'oeuvre de Lovecraft. 

En 1921, il écrit la "Cité sans nom" (au moins, il ne s'est pas fait iech pour trouver le nom de la cité, lui...) et fait allusion dans la nouvelle au futur auteur du Nécronomicon, j'ai nommé Abdul Alhazred (A vos souhaits!...). Il rencontre sa future et femme, Sonia Greene, sur Meetic la même année. 

Quoi? J'ai écrit Meetic?

N'importe quoi! J'ai écrit qu'il l'avait renconté à Quincy House!!! Mais si! Lors d'une conférence... sur le journalisme amateur! Il est même intervenu sur le thème "Ce que le journalisme amateur et moi avons fait l'un pour l'autre" ("Oooooh, c'est beau, j'aime ce titre" - "Il l'a rencontré sur meetic quoi..." - "Mais taisez-vous donc, mécréants! Un peu de respect pour Lovecraft, je vous prie!) 

Bref,

Entre 1921 et 1922, HPL se fera l'heureux papa de la mini-série "Herbert West, réanimator". 

Oui, mécréants, vous avez bien lu... Le fameux "Réanimator" (1985), et ses deux suites bien connues des amateurs de salles obscures, est né de l'imagination débordante de Sieur Lovecraft (et au passage, un petit salut à Jeffrey Combs... Qui peut l'oublier dans le rôle titre? Complètement taré, cet acteur...). 

Entre 1922 et 1926, il écrit "Le Molosse", "La peur qui rode", "Les rats dans les murs", "Le Nécrophile" (Rien à voir avec Dallas, non...), une mini-série sympathique pour Houdini himself, magicien qui se réclamait de notre Robert Houdin nationnal, et joué par Starsky à la téloche... il était tellement bon magicien qu'il a réussi à payer Lovecraft au prix bas pour son travail. ("Tu l'as vu le flouze? Hop? T'as vu, il est plus là... c'est magique!"). La mini-série en question se nommera "Prisonnier des Pharaons".

Il écrira aussi "Azathoth", "l'indicible", "Lui" (Non, ce n'est PAS le magazine du même nom...), et beaucoup d'autres petites merveilles que je vous invite à lire.

Au passage, il en profitera pour épouser Miss Greene (1924), à publier dans le désormais célèbre fanzine amateur "Weird tales" (avec Robert "Conan" Howard, Robert "Psychose" Bloch, ou Clark Asthon Smith... la revue n'a jamais payé des cacahuettes, mais elle a compensé en révolutionnant la littérature fantastique au point que plus rien n'a plus jamais été pareil ensuite... Pas mal pour un fanzine amateur regroupant les mecs les plus dérangés du genre...). Il profitera aussi de l'occasion pour déménager à NYC, et chercher - sans jamais trouver - du travail, divorcer et revenir à Providence chez Tata (En gros, c'était le gentleman "Tanguy" de la Littérature... Ne riez pas, merci... Sincèrement, c'était un très grand écrivain fantastique et sans ses faiblesses, il n'aurait sans doute pas non plus été ce qu'il a été). 

En 1926, il écrit ce qui pourrait être considéré comme un roman :" L'appel de Cthulhu". 

La pierre angulaire de son oeuvre, citée dans Dieu seul sait combien de chansons, de romans ou de films... (d'ailleurs un film du même nom doit sortir cette année... 60 ans après l'écriture de ladite oeuvre). 

Il écrira "A la recherche de Kadath" l'année suivante. Ce sera la seconde apparition de Randolph Carter.

Et la plus longue.

La nouvelle pourrait d'ailleurs être comparée à une sorte de seigneur des anneaux lovecraftien (en raison de l'aspect "quète" de l'histoire, et de la longue visite que l'on fait d'un univers parallèle à la fin de laquelle le personnage rencontre Nyarlathotep, autre "Grand Ancien" privilégié de l'auteur). On y trouve, pour l'anecdote, les plus belles traces de son autre passion, Carter, rencontrant le "peuple des chats" dans le monde éponyme (pour HPL, le chat était le plus bel animal. Le meilleur ami de l'homme, en somme). 

En 1927, toujours, il écrira "La couleur tombée du Ciel", qui sera publié dans Amazing Stories. Il s'atèlera aussi à la rédaction de l'histoire du Nécronomicon, livre bien connu des amateurs de fantastiques... que l'on retrouve notamment dans le fameux "Evil Dead" (Salutation au passage à Bruce Campbell... Taré, cet acteur...)... et surtout il écrira son second "roman", à savoir le génial "L'affaire Charles Dexter Ward" dont l'histoire rend frappadingue rien qu'à la lecture (je me suis tapé la gueule contre les murs en la lisant... j'ai encore les bosses. J'ai bien failli finir à Sainte-Anne...).

Entre 1928 et 1937, année de sa mort, il écrira toutes les nouvelles les plus connues de ses mythes de Cthulhu (prononcez "Ctoulou"), avec "La malediction de Yig", "L'Abomination de Dunwich", "Le tertre" (à la base l'un de ses multiples révisions rémunérées), "Celui qui chuchotait dans les ténèbres", "Les montagnes hallucinées" (hautement conseillé par votre serviteur), "Le Cauchemar d'Innsmouth (idem), les deux autres nouvelles centrées sur Carter "La clé d'argent", et "A travers les portes de la clé d'argenté. Il écrira aussi "Dans l'abîme du temps" (conseillé aussi...), et bien d'autres nouvelles. 

Ses amis de Weird Tales s'amusent déjà à le pasticher, puisque C.A. Smith invente Tsathoggua (autre Dieu Ancien intégré par la suite par HPL lui-même dans ses textes... s'étant entiché de ce nouveau "Grand Ancien"), et un autre invente "Yig", créateur des serpents, lequel sera à son tour intégré dans la mythologie. 

Il est à noter aussi - au passage - que ses amis auteurs, que ce soit Bloch, Smith ou Howard, font des apparitions "cachées" dans ses nouvelles. De même, HPL s'est retrouvé occasionnellement mis en scène dans certaines nouvelles écrites par ses congénaires... 

En 1933, il écrit "Celui qui chuchotait dans les ténèbres".

L'introduction de la nouvelle ne peut pas laisser indifférente. Je cite : 

"Il est vrai que j'ai logé six balles dans la tête de mon meilleur ami, et pourtant j'espère montrer par le présent récit que je ne suis pas son meurtrier"... 

Il écrira au total 18 nouvelles et deux romans situés directement dans la mythologie "Cthulhu", sans compter les quatre de Randolph Carter (qui font complètement partie du cycle), les "Fungis de yuggoth" (reccueil de poèmes fantastiques), et les révisions qu'il a pu faire pour d'autres auteurs et danslesquelles HPL a intégré son propre univers. 

Au total, mis à part ses travaux de révision, il aura signé de sa nom propre une cinquantaine de nouvelles. Il aurait pu aller bien plus loin s'il en avait eu le temps, s'il s'était moins occupé de ses propre correspondances (abondantes jusqu'à l'hallucination totale) et de ses révisions rémunérées (néanmoins nécessaires car Lovecraft n'a jamais "travaillé" de sa vie, hormi son boulot d'écriture, bien entendu. Il a aussi pour beaucoup dépendu des revenus de sa femme, puis de sa famille). 

En 1934, il commence à souffrir de maux de ventre. Ce seront les premiers signes de la maladie qui l'emportera. 

En 1936, son ami, Robert Howard, créateur de la série Conan le Barbare et autre pilier de Weird Tales, perpetuel solitaire dépressif (soit dit en passant, contrairement à la légende, loin d'être un souffreuteux, Howard était un homme fort massif et aussi musclé que son personnage... il faisait plus de deux mètres et pesait tout en muscles plus de cent kilos. Eh oui... surprenant, non?), apprend le décès de sa mère et, accablé,  se suicide d'un coup de pistolet en pleine tête à l'âge de 30 ans. 

(Ah oui, pour écrire, après c'est plus dur, c'est sûr...)

Lovecraft rédigera un hommage à son intention.

Lovecraft décèdera à l'Hopital Jane Brown le 15 mars 1937. Il n'y aura que quatre personnes à son enterrement, ses amis ayant été prévenu que trop tardivement pour pouvoir se rendre à la cérémonie. 

Et l'homme deviendra Légende.

Entre 1938 et 1939, August Derleth et Donald Wandrei, deux de ses amis et grands admirateurs, fondent Arkham House, maison d'édition dédiée à l'oeuvre de Lovecraft. C.A. Smith, Franck Belknap Long, R.E. Howard, Lord Dunsany, Shéridan Le Fanu, Carl Jacobi, ou David Keller y seront publiés. Donald Wandrei ou August Derleth, garants de la mémoire d'HPL publieront eux aussi, et notamment une série de nouvelles "pastiches", histoires reprenant la mythologie de Cthulhu, reprenant pour ce faire les notes de Lovecraft lui-même. 

Ray Bradbury, Van Vogt et Fritz Leiber seront aussi publié chez Arkham House. 

De nos jours, en dehors des adaptations directes de la mythologie Cthulhu, nous pouvons retrouver l'héritage lovecraftien au travers d'oeuvres divers et variées. On peut reconnaitre son influence dans des BD comme Hellboy ou même Batman (l'asile D'Arkham pour ne citer que cela), ou au cinéma avec des métrages comme Evil Dead. 

Il restera connu pour avoir quasiment inventé tout un genre littéraire du fantastique, à mi-chemin entre la SF et l'horreur orientée démonologie. L'ironie est qu'il est toujours plus connu en Europe qu'aux USA, son pays natal. 

Son ex femme, Sonia Shifirkine Davis (Sonia Greene, donc), décèdera le 26 décembre 1972 à Sunland, en Californie. 

Pour en savoir plus sur son univers, sur son oeuvre, ou sa biographie, bande de sympathiques mécréants, je ne peux que vous inviter à visiter les adresses suivantes :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Phillips_Lovecraft 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_Cthulhu 

Je vous invite aussi à vous procurer au plus vite les oeuvres complètes de Lovecraft, parus en trois volumes chez Robert (prononcer "Robeurte", surnommé "Bob la chance", "Bob l'anguille" et "Pat la fraise" par ses intimes, ou "Force jaune" par les autres - ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas) Laffont dans la série "bouquins". 

Ils ne sont pas ruinants (genre 25/25 Euros l'exemplaire, pour presque 3000 pages au total - Faut être rapiat pour trouver que c'est cher... ).

Posté par sonador à 17:10 - Littérature - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1