31 août 2007
Pas d'article cette fois, juste un dessin, histoire de se détendre un peu...
Drôle? Ben non... juste réaliste... héhéhé...
12 mai 2007
Les distributions Linux
My Ubuntu Beryl Matrix 3D Desktop
Vidéo envoyée par w00style
Une petite démonstration des possibilités de Béryl... Les pré requis minimum pour pouvoir faire de même: - Athlon 1800+ - 512MB Ram (Vista demande le quadruple - pour bien faire - pour Aéro) - NVIDIA geforce 4200 TI !!!! - Linux Kubuntu Edgy - AIGLX - NVDIA official driver - BERYL SVN.
Je continue donc sur ma lancée pour vous faire découvrir les possibilités des distributions Linux. Maintenant que vous connaissez le principe et la définition de l'univers Linux, il est temps de parler de l'une des particularité de l'OS: Les distributions. Je présente ici - entre autre - un résumé des informations épars que l'on peut trouver sur Internet, et notamment sur Wikipédia.
Les distrib'? Kekeça?
Une distribution Linux (ou distribution GNU/Linux, donc) est un ensemble cohérent de logiciels rassemblant un système d'exploitation composé d'un noyau Linux et de logiciels issus du projet GNU, et des logiciels supplémentaires - le plus souvent libres. Historiquement et légalement, Linux est OS libre de droit (open source), donc modifiable et paramétrable à loisir par tout hacker qui le souhaite. Elles se distinguent les unes des autres par les outils de configurations, de logiciels professionnels ou non, et des gestionnaires de packages qui leurs sont propres.
Les distributions peuvent être commerciales ou non. Parmi les premières, on peut citer Redhat et SuSE. Parmi les secondes, on peut parler de Gentoo, de Fedora Core ou de Debian. Certaines sont orientées "profesionnelles", d'autres "grand public". Debian n'est pas commerciale mais a la réputation d'être assez complexe à configurer (je n'ai pas testé moi-même... Je n'ai personnellement travaillé que sur la Mandrake, la Mandriva, Ubuntu Live et la SuSE, au jour d'aujourd'hui). A l'inverse, les SuSE (car, en réalité, il y a les versions Server et Clients... et elles sont multiples) sont déjà bien paramétrées et relativement simples d'utilisation (notamment grâce à son outil graphique de configuration YaST) mais certaines d'entre elles sont payantes (la version Server). La Slackware, autre distribution bien connue, est gratuite, mais est aussi particulièrement ardue à configurer (en gros, tu dois tout faire, mon frère...). Les distributions se distinguent des Windows par des sorties de versions stable et Béta plus courtes, allant de quelques mois (tous les six mois pour la Mandriva) à un ou deux ans selon les cas.
Il faut noter que lorsque l'on entend "distributions", il arrive que l'on entende parler de "projets". Le "projet" Debian, le "projet" RedHat, etc... C'est la même chose. Il faut savoir, aussi, qu'il n'est pas rare que telle ou telle distribution soit basée sur une autre. C'est l'une des caractéristiques des distrib' Linux.
Par exemple: la SuSE est basée sur la Slackware. La Mandriva est basée sur la RedHat. Ubuntu est aussi basée sur la RedHat.
Une autre caractéristique est que pour certaines distributions - disons certaines "marques", ici - il existe des variantes. Ainsi, pour Ubuntu, il existe "Kubuntu" (avec environnement KDE), "Xubuntu" (environnement Xfce)... etc.
Ce qui fait l'intérêt d'une distribution est l'exploitation du concept de couche d'abstration. Comme on peut le voir sur le schéma (ci-dessous, cliquer dessus - issu de l'article Wikipédia sur le même sujet) les parties qui composent la distribution sont distinctes. On peut donc, par exemple, changer le noyau sans changer les logiciels et donc porter plus facilement la distribution sur une autre architecture matérielle (couche physique, selon le modèle OSI).
Les distributions les plus connues... :
SLS (Softlanding Linux System) est en quelque sorte la première distribution, initiée par Peter MacDonald en 1992. C'était la première à offrir une distribution complète contenant plus que le noyau Linux et des utilitaires de base, avec XFree86 1.0m : une implémentation libre de X11R5 (le serveur d'affichage mis au point par le MIT), mais aussi implémentant le protocole de communication TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol. Cf. http://www.journaldunet.com/solutions/0301/030106_tcpip.shtml pour en savoir plus. Il est à noter qu'historiquement TCP/IP est né à l'université UCB Berkeley lorsqu'il fut, pour la première fois, implémenté en 1983 dans l'OS FreeBSD. Il marqua ainsi la naissance réelle d'Internet, et la fin du réseau militaire ARPANET, lui-même à l'origine du réseau mondial que l'on connait tous) dérivé du modèle OSI (c'est le truc qui vous permet l'utilisation des adresses IP - Internet Protocole - lorsque vous faites clic droit propriété sur "favori réseaux", puis clic droit propriété sur "connexion au réseau local"... Et enfin (re)clic sur "propriété TCP/IP" en bas du menu déroulant, dans la petite fenêtre qui apparait sur votre écran.
SLS était probablement la distribution de Linux la plus populaire à l'époque. Elle a dominé le marché jusqu'à ce que les développeurs prennent la décision de changer le format des exécutables qui n'était pas bien reçu par la base d'utilisateurs (de a.out à ELF). Pendant ce temps, Patrick J. Volkerding a décidé de modifier SLS en la nettoyant et en la paramétrant mieux. Une fois fini, il a appelé Slackware le résultat de son travail. Avec la décision impopulaire prise par SLS, Slackware l'a rapidement remplacée et est devenue la distribution dominante employée par presque tous.
Pour les mêmes raisons de frustation avec la SLS, Ian Murdock a fini par créer le projet Debian dans le deuxième semestre de &993.
La distribution Red Hat fonctionne à l’aide d’un modèle économique Open Source, basé sur un code ouvert, un développement communautaire, des services d’assurance qualité professionnels et une assistance client fonctionnant par abonnement. Les développeurs prennent les sources du noyau Linux et l’améliorent pour qu’ils correspondent à certains besoins. Le code qu’ils produisent est ouvert, ainsi d’autres programmeurs peuvent y ajouter des adaptations et des améliorations. Lorsqu’un problème est découvert, toute une communauté d’utilisateurs peut coopérer pour trouver une solution. Certains affirment que le processus de développement dans sa globalité est plus rapide et moins cher qu’un modèle propriétaire pour lequel le code n’est pas mis a disponibilité des utilisateurs.
Red Hat vent des abonnements d’assistance, de formations et de services d’intégration qui aident les clients à utiliser les logiciels open source. A l'inverse de SuSe, qui utilise YaST, RedHat utilise l'installateur Anaconda (pour donner un exemple de l'une des multiples différences qui peuvent marquer entre elles les distributions Linux).
La Redhat était autrefois complètement gratuite. Depuis 2003, ce n'est plus tout à fait le cas. RedHat a pour vocation de vendre des OS orienté professionnel. Cependant, la fusion Redhat/Fedora Core (autre distribution) a permi à la société RedHat de poursuivre la distribution de projets gratuits. En clair (et en gros) : RedHat c'est payant (du moins pour le SAV). Fedora, c'est gratuit. Mais c'est la même chose... Sauf que Fedora pourrait être considéré comme la version Béta de la Redhat.
SuSE est une distribution d'origine allemande et éditée par la société Novell. Cette dernière est connue pour être à l'origine du protocole de communication SPX/IPX, ex-concurrent de TCP/IP pour le réseau Internet et aujourd'hui obsolet. Pour en savoir plus sur les architectures réseaux :
http://hautrive.free.fr/reseaux/architectures/protocoles-de-reseaux.html
Novell est aussi connue pour avoir commercialisé toute une gamme de NOS server appellés "NetWare", là encore aujourd'hui obsolet (notemment en raison de la concurrence des Windows Server 2000 et 2003)
La première version de cette distribution apparue au début de l'année 1994, faisant de SUSE la distribution Linux commerciale la plus ancienne encore existante. Le 4 Novembre 2003, Novell annonça qu'il désirait acquérir SuSE pour 210 millions de dollars. L'acquisition fut finalisée en Janvier 2004 et le nom de l'entreprise fut changé en SUSE Linux après le rachat par Novell. Le programme d'administration propriétaire de SUSE, YaST2, allait alors publiquement sortir sous licence GPL, rendant ainsi la distribution entièrement libre aux yeux de la Free Software Foundation. Ce n'était pas le cas (me semble-t-il...) auparavavant puisque ce logiciel ne répondait jusqu'alors pas aux normes POSIX. La SuSE est l'une des premières distributions à mettre l'interface Gnome et KDE sur un pied d'égalité (on peut choisir l'une ou l'autre à volonté, ce qui n'est pas toujours les cas sur d'autres distributions). Elle est reconnue pour sa fiabilité et sa facilité d'utilisation... mais peut sans aucun doute frustrer les connaisseurs de Linux, puisque tout est "déjà fait" dessus, pour ainsi dire. Cependant, pour un débutant, tout comme Mandriva et quelques autres, elle présente de bons avantages.
Le 3 novembre 2006, la maison mère Novell a signé un accord historique avec la société Microsoft portant sur trois volets : l'amélioration de l'interopérabilité de SuSE avec Microsoft Windows, une licence réciproque sur l'utilisation des brevets et un accord sur la commercialisation et la promotion des deux solutions. L'annonce de la collaboration de Novell avec Microsoft a été plutôt mal perçue par une bonne partie de la communauté Linux. On peut encore se demander ce qui en découlera pour l'avenir, puisque d'un côté on peut y voir une ouverture de Gates pour Linux... ou, à l'inverse, une sorte d'attaque biaisée de Microsoft sur le monde linux (Microsoft essayant depuis plusieurs années tantôt de rendre la GPL illégale, tantôt, de se l'approprier... T'as raison, Gros Bill, fais toi plaisir...).
Mandriva Linux est un OS libre GNU/Linux édité par la société française (En France, on a des IDEES! si, si... ) Mandriva. Il intègre les deux environnements de bureau les plus connus sous Linux, GNOME et KDE.
En 1998, la société française Mandrakesoft S.A crée la distribution Mandrakelinux. Ce n'est qu'en 2005, après le rachat de la société brésilienne Conectiva que société et produit sont rebaptisés Mandriva et Mandriva Linux. Elle est basée sur Red Hat 5.1, et c'est pourquoi la première version porte le numéro 5.1. C'était une version de Linux pour serveurs et stations de travail conçue pour être simple à utiliser. A l'époque, RedHat refusait de permettre l'installation par défaut de KDE. La MandrakeLinux 5.1 comblait, entre autre, ce manque. Elle existe en versions gratuites (téléchargeables) et en versions payantes (Vendues en boîtes, mais ce n'est pas très cher... En gros, le coût de la boîte et de la doc à l'intérieur, justement), comportant documentation et support.
Mandriva Linux est une distribution assez populaire du fait, notamment, de la facilité d'usage de ses outils d'installation et de configuration (RPM). Elle est, de ce fait, souvent conseillée aux débutants. La distribution supporte complètement ou partiellement de nombreuses langues (73 langues en 2004) et fut l'une des premières à présenter une interface d'installation graphique basée sur le langage Perl et GTK entièrement internationalisée, ce qui explique son succès en Russie, notamment. Elle a toutefois la réputation de ne pas toujours être très stable ou de comporter des bugs (cela étant, par expérience, je peux vous dire qu'elle fonctionne for bien).
À l'époque de Mandrakelinux, une nouvelle version stable était publiée tous les six à huit mois. Après la fusion avec Conectiva, Mandriva a adopté un cycle de sortie annuel qui débuta avec la Mandriva Linux 2006. Les objectifs étaient notamment:
donner plus de temps au développement de nouvelles fonctionnalités
rallonger la durée de support (une seule version par an à maintenir au lieu de deux)
se rapprocher du monde de l'entreprise, qui préfère des logiciels plus stables (et donc plus anciens, car testés plus longtemps)
La contrepartie à l'espacement des sorties est un retard plus prononcé sur les nouveautés logicielles.
On pourra citer d'autres distributions célèbres, comme Ubuntu (très prisée, elle aussi, par les débutant), Gentoo ou Knoppix, l'une des premières distributions "live".
Les distributions "Live", justement... Parlons-en... (enfin, si vous ne vous êtes pas encore pendus sous l'avalanche d'informations de cet article, naturellement).
Un Live CD stocke un système d'exploitation exécutable sans installation, appelé aussi distribution Live ou CD bootable.
Le concept de Live CD a été utilisé en premier par Slackware Linux dès 1995, puis fut développé de 1999 à 2002 par DemoLinux. Ce n'est cependant qu'avec la Knoppix (réalisée à partir de Debian) que ce type de système a pris son essor, aux alentours de l'année 2003. D'autres distributions Live CD ont rapidement suivi. On peut prendre pour exemple la "Mandriva One", la Ubuntu Live, la Knoppix, donc, ou les minidistrib comme "Damn small linux". Ces distributions ne s'installent pas. Ce sont des versions allégées destinées à être chargées dans la mémoire RAM de votre ordinateur. Avant d'en utiliser une, il faut donc bien sûr s'assurer que vous disposez d'une configuration physique suffisante pour supporter l'utilisation d'une distribution live. Pour Ubuntu live, par exemple, il vous faudra 512 Mo de mémoire RAM. Il existe même certaines distributions live qui ne nécessitent que... 16 Mo de RAM. Dans la plupart des cas, les outils essentiels des distributions sont implémentées dans les versions live. Sur ubuntu live, par exemple, vous avez OpenOffice (la version "linuxienne" d'Office de Microsoft) ou l'outil de partitionnement QtParted (équivalent de PartitionMagic... TRES TRES TRES pratique, croyez-moi!!!).
Il existe aussi des "distributions" orientées "boites à outils" pour accéder au disque dur de votre ordinateur en cas de plantage. On peut déjà le faire avec n'importe quelle distribution live, notemment avec Knoppix, mais il existe des "projets" susceptible de vous aider à récupérer vos données en cas de problèmes. C'est le cas, notamment, de SystemRescueCD, OS qu'on pourrait même qualifier d'indispensable puisqu'il comporte tout le nécessaire pour vous permettre d'effectuer des tâches d'administration sur l'ordinateur telles que la création et l'édition de partitions sur le disque dur. Il possède un certain nombre d'utilitaires avancés (parted, partimage, fstools, ...) ou plus basiques (editors, midnight commander, network tools). Le noyau du système supporte la majorité des formes de partionnement (ext2/ext3, reiserfs, xfs, jfs, vfat, ntfs, iso9660). Il possède aussi le programme ntfs-3G, ce qui permet d écrire/modifier des données sur des partitions ntfs (ce qui n'était pas possible auparavant, puisque le système de gestion de fichier NTFS est en code fermé et jalousement protégé par Microsoft (on peut décemment se demander comment ces outils évolueront avec l'apparition du nouveau système ZFS de Sun Microsystem, soit dit en passant. Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Zettabyte_File_System).
Bref, l'utilisation d'un liveCD, pour résumer, est un bon moyen de découvrir ce qu'est Linux. Il faut savoir que certains de ces LiveCD peuvent aussi s'installer sur votre disque dur et devenir, ainsi, un OS à part entière.
Pour récupérer ces distributions...
Vous pouvez vous rendre sur les sites Web des sociétés éditrices de ces systèmes d'exploitation. Il vous suffira de les télécharger. Les liveCD, sur ce plan, est particulier. Il vous faudra en faire des images-disques (des .iso) avant de les graver, sinon, elles ne se lanceront pas au démarrage de votre machine (car bien entendu, c'est au démarrage de votre poste qu'elles se lancent... Il ne suffit pas de les poser dans votre lecteur et de double cliquer dessus ensuite - c'est même tout l'intéret du concept).
Laquelle choisir??...
Parmi les quelques 400 distributions existantes...
Je dirais, de base, n'importe laquelle... du moins, si vous avez déjà des affinités avec l'outil ou si vous êtes informaticien (ou si vous utilisez un LiveCD). Cependant, si vous êtes "monsieur tout le monde" en la matière (comme je le suis moi-même - ce n'est pas péjoratif, loin de là), il ne faut pas se leurrer. Il vaut mieux commencer par une distrib' qui soit à votre portée. Une Mandriva, une SuSE ou une Ubuntu seraient bien, pour débuter. Elles sont faciles à installer (j'écrirai un article au sujet de l'installation et de la désinstallation) et facile d'utilisation - pour tout ce qui est utilisation courante, en tout cas (en clair, pour une utilisation bureautique). En plus, vous aurez toujours l'avantage d'avoir la communauté Linux, sur le Web, pour vous aider dans l'administration de votre OS.
J'ajouterais, sur ce point, que pour installer une distribution Linux, vous ne serez pas obligé de "sacrifier" votre Windows - qui reste bien pratique, sinon souvent indispensable, de nos jours. Nul n'est besoin de formater votre Disque Dur. Il vous suffira de le partionner en conséquence (avec PartitionMagic, par exemple, ou même avec un liveCD de type Ubuntu Live pour utiliser QTParted, dont j'ai parlé plus haut).
Vous verrez, c'est fun... et ça coûte rien, en plus! ;-)
Et au bout du compte, vous pourrez peut-être bénéficier des outils vous permettant de configurer votre ordinateur pour accueillir le gestionnaire d'interface Béryl, comme montré dans la petite vidéo, ci-dessus... La classe, non??
29 avril 2007
Linux - Kesako???
Documentaire.-.Nom.De.Code.Linux.-.(alte
Vidéo envoyée par scalp85
Pour une fois (sans doute pas la dernière, puisque je suis en plein dedans...), je vais parler d'autres choses que de cinéma ou de littérature. Je vais parler de LINUX. J'aurais probablement l'occasion, par la suite, de parler d'autres systèmes d'exploitations, Serveur ou non.
Je commence cet article par la diffusion d'un reportage de 52 minutes, environ, diffusé sur Arte. Je vous le conseille, il est rééllement passionnant (mais faut être patient, vu sa durée il mettra pas mal de temps à se charger) et présente remarquablement bien les tenants, les enjeux et les aboutissements de l'OS Linux.
«Hello everybody out there using minix - I'm doing a (free) operating system (just a hobby, won't be big and professional like gnu) for 386(486) AT clones.» (Linus Torvald - Date "historique". Sur le forum Usenet comp.os.minix, le 5 octobre 1991)
Linux est un OS (Opérating System - autrement dit, un système d'exploitation) écrit en partie en "C". Il peut même, suivant les cas, être qualifié de NOS (Network Opérating System... Un système d'exploitation orienté réseaux - un serveur, en clair). Son logo (et sa mascotte) est "Tux", un manchot (et non pas un pingouin, comme je l'ai souvent entendu). Créé en 1991, à la suite du projet GNU (acronyme récursif signifiant Gnu's Not Unix - "GNU" n'est pas Unix) lancé par Richard Stallman au début des années 80, il prend une part de plus en plus importante sur le marché des serveurs, en concurrençant le géant aux petits pieds Microsoft (Pour en savoir plus sur GNU, je vous invite vivement à cliquer sur le lien Wiki: http://fr.wikipedia.org/wiki/GNU). Doté d'une réputation de stabilité (mais pas toujours de "propreté", contrairement aux OS d'une autre famille de descendants d'Unix que sont les distributions BSD), Linux présente l'avantage d'avoir son code source "ouvert" (open source), ce qui ne veut pas dire systématiquement "gratuit"... même si nombre des distributions Linux le sont effectivement. En revanche, cela signifie que son code source est publié sur le Web, téléchargeable et modifiable.
En effet, lorsque le Finlandais linus Torvald a choisi de créer son OS, à partir de "Minix" (un OS léger, clone d'Unix, basé sur un micronoyau), il avait pour objectif de monter un outil créé collectivement, téléchargeable gratuitement sur internet, évolutif et communautaire. Un OS qui devait pouvoir progresser en permanence, grâce à l'aide de programmeurs dispersés dans le monde entier... et, au départ, qui devait non pas concurrencer avec la philosophie du code fermé, mais permettre à tous, même au plus pauvre des étudiants, d'utiliser un OS sur son ordinateur. Mais très vite, il est entré dans la philosophie du projet GNU, il est devenu le symbole du logiciel libre face au capitalisme du système dit "fermé" (je reprends là les termes de la définition que l'on donne généralement, grossièrement, de GNU).
Linux se définit de deux manières. Tout d'abord, il s'agit d'un OS libre, multitâche (exécute plusieurs tâches simultanées), multi-plateforme (liant l'ordinateur et le soft) et multi-utilisateur (plusieurs utilisateurs peuvent profiter simultanément des mêmes ressources sur le même OS) de type UNIX ("tout est fichiers"). Il se caractérise aussi par son interopérabilité. En réalité, nous devrions parler non pas de Linux, dans ce cas, mais de GNU/Linux, puisqu'au delà du noyau (nommé aussi "Kernel"), l'OS est équipé des utilitaires GNU (prononcer "Gnou"... oui, je sais: à vos souhaits!!) conçu par Richard Stallman (par ailleurs concepteur du célèbre compilateur GCC) dans le cadre de son projet, qu'il avait initié au MIT (Massachussetts Institut of Technology). GNU/Linux est l'appellation promue par la Free Software Foundation (FSF) pour rappeller que l'OS représente le résultat de la convergence de plusieurs projets, qui comprends aussi, par ailleurs, le système de fenêtrage X Window et quelques logiciels développé par les équipes disparates de BSD (j'en reparlerai ultérieurement, mais il s'agit d'une autre famille affiliée à UNIX: les "FreeBSD, NETBSD et OPENBSD").
Si l'on devait rééllement définir Linux, on devrait alors s'en tenir au nom du Noyau (le coeur du système, qui fournit une interface pour utiliser le matériel...). En clair, il s'agit là de la couche qui joint le matériel et l'OS. C'est une notion importante, en informatique. C'est aussi la base, du reste, du concept de virtualisation des OS (par exemple VMWARE) et des hyperviseurs (comme XEN), puisque ces derniers créent une couche supplémentaire entre le matériel et le(s) noyau(x) pour gérer simultanément un ou plusieurs système d'exploitations virtuels). Par extension, donc, Linux désigne la combinaison Kernel/utilitaires systèmes, mais techniquement, ça reste impropre (c'est à signaler car monsieur "Tong", aka Richard Stallman, le pauvre, se voit, bien involontairement, légèrement déposséder d'une pourtant bien juste notoriété. D'ailleurs, si ça continue - ou s'il n'est pas sage - on va tous en coeur le surnommer Digger Stèleman... Soyons sérieux... Stallman est un génie, si, si, c'est vrai. Stallman rule, tiens!).
Linux réponds au normes "POSIX", nom d'une famille de standards définies depuis 1988 par l'IEEE et formellement désignée IEEE 1003. POSIX est un accronyme imaginé par richard Stallman en réponse à la demande de l'IEEE d'un nom facilement mémorisable. Il signifie "Portable Operating System Inteface. Il désigne l'ensemble des standards API (Application Programming Interface ou "Interface de programmation : des interfaces permettant de définir la manière dont un composant informatique peut communiquer avec un autre. Le "X" exprime l'héritage UNIX de l'API) des logiciels destinés exclusivement à fonctionner sur des variantes du système UNIX.
POSIX spécifie dans près de 15 documents différents les interfaces utilisateurs et les interfaces logicielles. La ligne de commande standard et l'interface de script est le Korn shell (mais souvent, on trouve aussi le Bash). Les autres commandes, services et utilitaires comprennent awk, echo, ed, et des centaines d'autres. Les services d'entrées/sorties de base (fichiers, terminaux, réseau) doivent être présents (pour les spécifications POSIX sur les attributs de fichiers, voir Spécifications POSIX sur les attributs de fichiers).
Une suite de tests pour POSIX accompagne le standard. Il est appelé PCTS (POSIX Conformance Test Suite, Suite de tests pour la conformité POSIX).
Au nombreuses entités collaborent au développement de Linux : des particuliers, des organisations comme la Fondation pour le logiciel libre ainsi que des petites et grandes entreprises commerciales comme IBM (pour son OS AIX), Sun Microsystems (avec leur fameux Solaris), HP (avec HPux), Oracle (avec Mysql), etc.
Linux, est protégé par la Licence publique générale GNU, ou GNU GPL pour GNU General Public License en anglais. Il s'agit d'une licence qui fixe les conditions légales de distribution des logiciels libres du projet GNU. Richard Stallman et Eben Moglen, deux des grands acteurs de la Free Software Foundation, en furent les premiers rédacteurs. Sa dernière version est la GNU GPL version 2 de 1991 et une troisième version est en cours d'écriture.
Elle a depuis été adoptée, en tant que document définissant le mode d'utilisation, donc d'usage et de diffusion, par de nombreux auteurs de logiciels libres. La principale caractéristique de la GPL est le copyleft, qui consiste à « détourner » le principe du copyright (les droits d'auteurs) pour préserver la liberté d'utiliser, d'étudier, de modifier et de diffuser le logiciel et ses versions dérivées.
La GPL est la licence de logiciel libre la plus utilisée. Il est à noter qu'elle a une licence sœur, la GNU LGPL (GNU Lesser General Public License et plus anciennement GNU Library General Public License) qui en est une version modifiée pour être moins contraignante quant à son utilisation dans un contexte de cohabitation avec des logiciels propriétaires. Elle a une autre licence sœur, la GFDL (GNU Free Documentation License) qui elle est applicable aux manuels, livres ou autres documents écrits.
En pratique, Linux se présente comme un système d'exploitation relativement classique. Il permet l'installation de nombreux outils, logiciels et progiciels. Il est compatible avec à peu près tout matériel standard à condition de trouver les pilotes (drivers) correspondant. Cependant, il se distingue tout particulièrement avec son invitation de commande, qui descend tout droit de la philosophie UNIX. En effet, c'est grâce à cette "invitation de commande" ou "terminal" (plus communément appellé le "Shell") que tout est possible sous Linux.
On peut absolument tout gérer en lignes de commandes : connexions réseaux, internet, configuration du poste, création de scripts, de fichiers, programmation, gestion des services et des périphériques, sécurité... tout. Comme indiqué ci-dessus, le Shell réponds aux normes POSIX, ce qui inclut tout une famille de commandes. On parlera ici de "langage interprété" (à contrario du langage machine, des langages assembleurs ou des les langage compilés, comme le C, le C++, ou le cobol), et notamment du "Bash", du Csh, du Korn Shell et du C-Shell.
Bash, acronyme de Bourne-again shell, est l'interprète de commandes libre du projet GNU. Son nom est un jeu de mots (Bourne again / born again, « né de nouveau » ou encore « réincarné ») sur le shell historique d'Unix, le Bourne shell. Basé sur ce dernier, il apporte de nombreuses améliorations, provenant notamment du Korn shell et du C shell. Il faut savoir, soit dit en passant, que les systèmes Unix - à ma connaissance, y compris le SystemV qui a justement servi de base à la norme POSIX - n'ont pas d'interfaces graphiques. Il ne s'agit donc, visuellement, que d'une sorte de gros Shell.
E an pratik, à koi ca ressembl leterminalchelle ? me direz-vous? (en langage SMS, bande de bras cassés!)
(ou en bon français, pour ceux qui suivent:)
Et en pratique, à quoi ça ressemble, le terminal Shell?
A ceci:
Pour vous donner une petite idée de la façon dont ça marche... à la quatrième ligne, vous remarquerez la commande "ls -al", ainsi que les multiples réponses de types "-rw-r--r-- Nom_du_fichier". La commande ls -al signifie, en substance, que l'utilisateur dstone (une simple déduction, puisque celui-ci se trouve dans le répertoire /home/dstone... Cf ligne 2. Monsieur, avec sa commande "pwd", nous a donc fait l'honneur de se présenter...) a demandé la liste (ls) complète (option -a) des fichiers du répertoire courant avec leurs droits utilisateurs (option -l)... "ls -al", donc. En pratique, tout à fait entre parenthèse, en général un simple ls -l suffit...
Le principe d'une commande - en dehors du cas particulier des scripts - est donc d'avoir une racine de commande (quelqu'un sait s'il y a un meilleur terme???), disons "ls", ici, ou "pwd", "cd", etc... suivi - si nécessaire - d'un ensemble d'options. Le tout s'exécute immédiatement, selon un programme "interpréte" qui va le traduire en instructions (d'où "langage interprété") lu ligne par ligne (ce qui différencie les langages interprétés des langages compilés) et nous offre le résultat comme sur un plateau de moules.
Bon... Après, faut savoir comprendre le résultat, c'est sûr... Et effectivement, à ce stade, et si on le souhaite, il faut s'investir dans l'outil.
Cela étant, pour un utilisateur moyen, une distribution peut-être largement utilisée sous une forme tout à fait classique, via son interface graphique (Gnome ou KDE), comme ceci :
C'est beaucoup moins effrayant, n'est ce pas? Et bien entendu, on peut gérer à peu près les mêmes choses qu'avec le Shell (plus ou moins efficacement, ceci dit). C'est d'autant moins effrayant, du reste, que depuis quelques années, d'autres projets d'interfaces graphiques orientées 3D ont fait leur apparitions. A commencer par le gestionnaire de fenêtres "Compiz", qui fonctionne autant avec KDE qu'avec Gnome. On peut avoir un petit aperçu des capacités de "Compiz" lorsqu'il tourne sur un server graphique XGL :
Et c'est beaucoup mieux dans la réalité... (spécialement avec les effets de "floating" et de transparence). Toujours est-il que Linux n'a pas attendu l'Aéro de Microsoft pour intégrer la 3D dans ses bureaux. Linux et MacOS X l'ont fait bien avant. Bien sûr, ce type d'effet est inutile (ou doit l'être) si votre distribution est orientée serveur. Dans ce cas, d'ailleurs, il est souvent impossible d'intégrer Compiz à votre distribution (comme c'est le cas sur SuSE 10 Enterprise Server, comme j'ai pu moi-même le constater). Mais sur une distribution cliente classique, vous n'aurez aucun mal à installer Compiz (sauf si la configuration de votre matériel vous l'interdit, naturellement). Cela étant, le Gnome et le KDE classique fonctionnent très bien, eux aussi...
Je soulignerai, pour finir, que nombreux groupes s'efforcent de promouvoir les distributions Linux. On parle alors de "communautés Linux" (il est à noter aussi, au passage, que Microsoft cherche assez bizarrement à diffuser le concept de "communauté Windows" pour en quelque sorte concurrencer Linux sur le terrain de la convivialité informatique - ce qui, à mon propre sens, est non seulement ridicule, est un non sens, mais en plus ne veut rien dire).
Les prochains sujets Linux que je traiterai...
-Les distributions
-OpenOffice
- le Shell et les langages interprétés (présentation un peu plus approfondie du sujet).





