26 mai 2007
Cinéma fantastique... Exclusif! Interview du réalisateur David Sarrio!
David Sarrio est l’un des metteurs en scènes les plus doués du cinéma fantastique français actuel. Le jeune réalisateur français, s’apprête à nous présenter son prochain court-métrage : « the Punisher ». Déjà metteur en scènes des remarquables « Daredevil », « Project Gamma » et « Feedback », il accepte, pour nous, de répondre à quelques questions. Remercions-le de tout cœur pour sa gentillesse et sa disponibilitéJ.
-Sonador : David... Tu as décidé de devenir réalisateur dès l'âge de quinze ans. N'ayant pas eu la possibilité d'entrer dans l'industrie cinématographique, tu as commencé par investir de toi-même, avec des propres économies, dans tes propres courts. Qu'est ce qui a provoqué cette étincelle? Pourrais-tu nous parler de tes débuts ?
-David Sarrio : En fait, lorsque je me suis décidé à faire un court, et donc de me lancer enfin dans une carrière de réalisateur, m’à première envie a été de faire vivre les (super) héros de mon enfance. Je savais que dans le paysage cinématographique français c’était quelque chose d’inhabituel et que dans un premier temps je passerais sûrement pour un ado attardé qui va droit dans le mur avec un projet pareil. Moi, j’y voyais un pari esthétique à relever ainsi que le moyen de payer mon tribut aux comics.
Il se trouve que je dois aux comics de faire de la réalisation. En effet, j’ai très tôt, dès tout petit avec les Walt Disney, « Godzilla » (NDA. L’original japonais de 1954, produit par la Toho et réalisé par Ishirô Honda, ainsi que ses suites… David ne parle pas du film US), puis Conan, James Bond, les films fantastiques des années 1930/1960 qui passaient à la tv...) eu un rapport très émotionnel avec le cinéma, mais c’est l’adaptation au cinéma des « Superman » qui m’a amené à lire Starfix (NDA. Starfix était un journal de cinéma qui défendait aussi bien le film de genre que le film d'auteur. Christophe Gans, Nicolas Boukhrief, Doug Headline et d'autres fondent le mensuel en 1983. Il disparaît au milieu des années 90 pour réapparaitre au cours des années 2000 sous une nouvelle déclinaison, indépendante du magazine original), Mad Movies, etc., des magazines qui m’ont alors ouvert au travail des cinéastes. A partir de là, je ne pensais plus qu’à voir des films, à lire les textes de ceux qui en parlaient avec passion et à comprendre comment se fabriquait un long métrage. En fait, le « futur » père de Michael J Fox dans « Retour vers le futur 1», c'était moi !(rire)
J'imagine que c'est comme cela que j'ai « appris » la grammaire cinématographique. Disons que si depuis 4/5 ans je commence à comprendre comment s'écrit un scénario (j'ai surtout compris que c'est un vrai métier et que les scénaristes avec qui je travaille maîtrisent cela mieux que moi), en ce qui concerne le langage filmique, c'est vraiment un rapport avec l’image qui m'a toujours paru plus ou moins évident. Faire un découpage pour raconter une scène, c'est quelque chose (après réflexion sur ce que devait traduire visuellement la scène en question) que j'ai, assez tôt, plutôt bien conceptualisé. Pour raconter une histoire, mon stylo, c'est la camera !
-Tu es donc complètement autodidacte ? (Que ce soit en matière de réalisations, de conceptions de scénarii ou de story-board ?)
-David Sarrio : Oui… Et non ! J'ai appris en regardant des films et en lisant principalement Starfix, Mad movies, et l'Ecran Fantastique.
-Une question plus personnelle : Y a-t-il, quelque part UN film en particulier qui t’as donné l’envie de faire du cinéma ?
-David Sarrio : Ce que je peux dire, c'est que je voulais faire un « Superman » parce que je pensais savoir comment traiter le sujet.
Mais, si je repense à mes chocs cinématographiques de pré-adolescent (« Blade Runner » en tête, sur nos bonnes VHS granuleuses d'il y a quinze ans), je ne suis pas sûr que ces grands films m'aient donné envie de faire des films. Je restais un humble spectateur espérant surtout voir de nouveau des films de cette qualité. Donc, je me demande, si ce n'est pas plutôt les sympathiques films de série B d'action, d'horreur, etc., que je dévorais et qui me donnaient envie d'être réalisateur. Je me disais que je ne pouvais pas faire pire que certains et qu'en bossant, je pouvais aussi faire un film sympathique.
Puis, je me rappelais que l'on était en France, pays de grande culture, et que vouloir faire ce genre de cinéma ici était un peu mission impossible !
-Jeune, passionné de "genre" et de comics, avec un budget de seulement 30 000 francs (4500 euros environ), tu t'es lancé dans la production de ton premier court-métrage : Daredevil. Comment a commencé la production du film ? Comment l'as-tu financé ?
-David Sarrio : J’avais au départ 20 000 francs pour produire Daredevil the teaser. Puis j’ai eu un imprévu (EDF ne voulant plus me faire les branchements) d’environ 6 000 francs suite à la nécessité d’utiliser un camion pour l’électricité. C’est mon père qui m’a avancé l’argent. Il a juste « tapé » quelques jours supplémentaires de travail (il fait le taxi).
-Concernant EDF, j’ai déjà entendu une anecdote similaire de la part d’un ami réalisateur... Quoiqu’un peu différente : il avait oublié de les prévenir... et le matos était plutôt exigeant en énergie (si je me souviens bien). Il ne se fera pas avoir deux fois ! Les aléas de la réal… Autrement, tu as convaincu Marvel de te laisser les droits d'adaptation ? Comment as-tu réalisé ce qui me parait être un joli tour de force ?... Ca parait assez surprenant, étant donné ton peu d’expérience qui était alors la tienne dans le domaine du cinéma.
-David Sarrio : Ceux qui font des fans films n'ont pas les droits d'adaptations. Ils s'engagent tacitement à ce que leurs films ne soient pas commercialisés. Sachant qu'un court ne rapporte pas d'argent généralement. Donc, je n'avais pas les droits d'adaptation. J'ai tenté le coup, me disant qu'il n'allaient pas sanctionner une demarche de pur fan. Puisque un court ne rapporte pas d'argent mais en coute, je ne faisais pas de profit sur leur dos.
-Etant donné que tu n'as pas fais d'école de cinéma, comment as-tu appris les "techniques", les SFX, les ficelles et le langage cinématographique ? Tes expériences précédentes se sont elles révélées suffisantes pour mener à bien tous les aspects d'une production tel que ton premier court ?
-David Sarrio : Bien avant de réaliser des courts, lorsque j’imaginais des scènes (souvent d'action !), je cherchais toujours comment je pouvais tricher pour faire efficace et pas cher. J'adorais les astuces, comme celle de faire croire à un lancer de couteau qui se plante dans le plan d'après (un truc que j'ai testé dernièrement sur « Le frelon vert » d'Aurélien Poitrimoult). Pour mieux comprendre ce que je dis, écoutez le commentaire audio du Pacte des Loups, Gans explique bien le truc.
-Puisqu’on parle de ça, de quelle façon abordes-tu le travail d’écriture ? Ecris-tu le scénario, dès le départ, en fonction des scènes, voire des angles de prises de vue que tu imaginais ? Ou commences-tu par l’histoire, de la façon la plus basique, pour ensuite, seulement, te concentrer sur la façon dont tu allais les mettre en images (via le story-board, en particulier) ?
-David Sarrio : Au début, je fonctionnais ainsi (Ecrire le scénario, dès le départ, en fonction des scènes, voire des angles de prises de vue que j’imaginais). Maintenant, je fais les choses dans l'ordre. Le scénario avant tout !
Tout ça pour dire que ce qui participait aussi à l'envie de faire ce projet c'était de trouver des astuces pendant le tournage pour faire croire aux exploits de notre DD. Par exemple, le plan de Daredevil arrivant face camera dans la ruelle, c'est en regardant des gymnastes à la TV, que j'ai eu l'idée d'utiliser un gymnaste de l'INSEP, de le faire rebondir sur un trampoline, et qu'il atterrisse sur un matelas. La camera étant placée en contre plongée, raz du sol, avec un cadre précis sur l'angle de l'immeuble. Ensuite c'est le montage d'un insert sur les pieds de DD qui sautent (depuis une fausse corniche en bois fabriquée par mon beau père), d'un plan de réaction des deux malfrats, et enfin, d'un plan d'atterrissage qui donne l'illusion du saut depuis un toit.
Ce plan face camera, j'y tenais d'autant plus que dés le story-board c'était mon hommage aux cases de comics faites par Gene Colan et Kirby.
-Sincèrement, le résultat est bluffant. C’est totalement invisible, à l’écran. Et en dehors de tes premières expérimentations, comme celle de l'anecdote du couteau (qui me fait d'ailleurs penser aux débuts de Spielberg ou de Georges Lucas, soit dit en passant... mais beaucoup de réalisateurs ont débuté ainsi, bien sûr), quel était ton background, avant de monter le projet Daredevil? Ou peut-être es-tu directement passé à la réalisation de Daredevil ?
-David Sarrio : Un an avant, il y a eu uniquement un court, qui n’était qu’une suite de scènes dialoguées, fait avec un pote d'enfance comédien. J'ai juste retenu de cette expérience que je me sentais effectivement « vivant » sur un plateau. Si je n'avais pas d’abord accepté de coproduire et de coréaliser ce court avec mon pote, j'aurais certainement réalisé Daredevil plus tôt. Il faut savoir que je me suis (enfin !) lancé dans ce court avec mon pote suite à une rencontre avec Gilles et Tristan, deux réals qui m'on dit qu'avec 30/40 000 francs on pouvait faire un court en pelloche. A cette époque j'étais tellement loin de ce milieu (et pas très malin, non plus) que je pensais qu'il fallait minimum 6/7 fois plus pour commencer un projet de court. C'était des chiffres que j'avais dû lire quelques part. Un document provenant du CNC, je penses. Clairement, je ne pensais pas que beaucoup de gens pouvait participer gratuitement à un projet de film ou qu’une caméra, avec de la persuasion, pouvait vous être prêtée…
-Comment s'est passé le tournage? Peut-être as-tu des anecdotes...
-David Sarrio : Le tournage c'est déroulé sur quatre nuits... Je suis en panne d'inspiration sur ces questions !
-Eh bien, pour ce qui est matériel, par exemple (et je ne parle pas du décor, puisque tu viens toi-même d’en parler) ? 20 000 francs me paraît a priori assez court pour réunir le matos nécessaire à un tournage. Comment tu t’y es pris ?
-David Sarrio : J'ai tout négocié comme un marchant de tapis ! Plus sérieusement, beaucoup de gens m'ont aidé.
-Côté technique, tu as utilisé le latex pour le costume, et les maquillages, pour le caïd - faute de moyens - semble avoir été réalisé en "flux tiré" (prêt une heure avant le tournage). Vu ton manque d'expérience dans ce domaine, on ne peut qu'être impressionné par le résultat... (si, si!). D'un côté, sur manwithoutfear (site Web auquel tu as accordé un interview, il y a quelques années), tu sembles satisfait des choix qui t'ont permis d'aboutir à un résultat satisfaisant... et en même temps, dans tes réponses, sur Mad Movies, tu me semblais craindre, à une époque, de te faire "lyncher" (pour reprendre tes propres termes) à cause de l'apparence ratée du caïd... Peux-tu nous en dire plus?
Le caïd
-David Sarrio : Canon Ball (le caïd) voulait mettre une sorte de grosse carapace en latex qu'il avait déjà utilisé dans une pièce de théâtre. J'ai trouvé l'idée bonne, mais une fois l'œil derrière l'objectif ma chef opératrice, Sophie Cadet, m'a fait remarquer que cela passait mal à l'image. Plutôt que perdre un temps fou à l'ôter et parce que le comédien avait tenu à le mettre, j'ai pris la mauvaise décision. Dès le départ j'aurais du dire à mon pote Canon Ball qu'il ressemblait au caïd sans ça (Un catcheur de 180kg pour 1m85 quant même !). Deuxième soucis, et là je n'avais pas de solution, impossible de lui raser la tête. Donc une prothèse de faux crâne lui a été posée juste avant de tourner. Malheureusement, cela lui gommait les marques d'expression du front. Le personnage devenait trop « gros bébé ». La représentation du caïd devenait très Cartoon.
Mais bon, je n’allais pas stopper le tournage pour autant. Je me suis alors dis que Je n'avais plus qu'à compter sur l'indulgence du public.
Le caïd... au naturel
-Ton expérience des effets spéciaux, affûtée par tes travaux précédents, a-t-elle été suffisante pour mener à bien toutes tes astuces sur Daredevil, ou as-tu fait appel à un professionnel de l'extérieur pour t'aider à les concrétiser? (en clair : tes idées, comme celles d'utiliser le coup du trampoline, viennent de toi seul ou tu as bénéficié d'un coup de main pro)?
David Sarrio : Pas de coup de main de pro ! Et puis ce sont surtout plein de petites astuces plus que des FX, d'après moi.
Comment s’est déroulée la phase post-production ? Le montage, en particulier ?
David Sarrio : Cela prend surtout du temps car il faut s'adapter aux disponibilités des gens. Montage image, montage son, génériques, quelques Fx digitaux, et l'étalonnage, tout cela c'est repartis sur un an.
-Comment as-tu "diffusé" le court métrage? Dans les festivals (comme ça se fait souvent)? Autres? Quel en a été l'accueil, au départ? Il semble avoir connu un franc succès... : 1er prix du meilleur court-métrage 2001 décerné par SFX Magazine, Sélection officielle au Festival International du Film d'Athènes, Remarqué au festival international Fantastic Films de Manchester et au salon Paris BD.... Il semble avoir été comparé au Batman de Burton (d'ailleurs, effectivement, il y a de "ça")... Pas mal, tout ça !
-David Sarrio : En fait tu as tout dit !
-Quel en a été le bilan? Les retombées directes? Quelle expérience en as-tu retiré?
-David Sarrio : Disons que les retombées n'ont pas été conséquentes financièrement (avec un court on ne gagne pas d'argent faut le savoir; Et trouver tout de suite du boulot en réalisation lorsque que l'on film des type en Spandex, J, en France ce n’est pas évident), mais je me suis crée des contacts. Et surtout, j'ai rencontrée Thomas Kornfeld avec qui j'ai créé Nomad Films (http://www.nomad-films.com/) et Luc Damie qui est la personne qui a instiguée Projet Gamma.
-Que penses-tu de l'adaptation de Daredevil, le film de Mark Steven Johnson (j'imagine déjà ta réponse...)? N'as-tu pas tenté d'en proposé l'adaptation "officielle", en long? (c'était sans doute trop tôt...?). Vu la réussite critique de ton court, ça aurait peut-être pu être une aventure à tenter...
-David Sarrio : Je prefere ne pas repondre. Les critiques, en me mettant en avant par rapport au long de MSJ, en ont suffisament dit. Le film est ce qu'il est, mais faut rester humble, MSJ en est à son 2eme long, et moi je n'en ai tjs pas fait un premier.
La suite de l’interview la semaine prochaine… « Project Gamma » J.
12 mai 2007
Les distributions Linux
My Ubuntu Beryl Matrix 3D Desktop
Vidéo envoyée par w00style
Une petite démonstration des possibilités de Béryl... Les pré requis minimum pour pouvoir faire de même: - Athlon 1800+ - 512MB Ram (Vista demande le quadruple - pour bien faire - pour Aéro) - NVIDIA geforce 4200 TI !!!! - Linux Kubuntu Edgy - AIGLX - NVDIA official driver - BERYL SVN.
Je continue donc sur ma lancée pour vous faire découvrir les possibilités des distributions Linux. Maintenant que vous connaissez le principe et la définition de l'univers Linux, il est temps de parler de l'une des particularité de l'OS: Les distributions. Je présente ici - entre autre - un résumé des informations épars que l'on peut trouver sur Internet, et notamment sur Wikipédia.
Les distrib'? Kekeça?
Une distribution Linux (ou distribution GNU/Linux, donc) est un ensemble cohérent de logiciels rassemblant un système d'exploitation composé d'un noyau Linux et de logiciels issus du projet GNU, et des logiciels supplémentaires - le plus souvent libres. Historiquement et légalement, Linux est OS libre de droit (open source), donc modifiable et paramétrable à loisir par tout hacker qui le souhaite. Elles se distinguent les unes des autres par les outils de configurations, de logiciels professionnels ou non, et des gestionnaires de packages qui leurs sont propres.
Les distributions peuvent être commerciales ou non. Parmi les premières, on peut citer Redhat et SuSE. Parmi les secondes, on peut parler de Gentoo, de Fedora Core ou de Debian. Certaines sont orientées "profesionnelles", d'autres "grand public". Debian n'est pas commerciale mais a la réputation d'être assez complexe à configurer (je n'ai pas testé moi-même... Je n'ai personnellement travaillé que sur la Mandrake, la Mandriva, Ubuntu Live et la SuSE, au jour d'aujourd'hui). A l'inverse, les SuSE (car, en réalité, il y a les versions Server et Clients... et elles sont multiples) sont déjà bien paramétrées et relativement simples d'utilisation (notamment grâce à son outil graphique de configuration YaST) mais certaines d'entre elles sont payantes (la version Server). La Slackware, autre distribution bien connue, est gratuite, mais est aussi particulièrement ardue à configurer (en gros, tu dois tout faire, mon frère...). Les distributions se distinguent des Windows par des sorties de versions stable et Béta plus courtes, allant de quelques mois (tous les six mois pour la Mandriva) à un ou deux ans selon les cas.
Il faut noter que lorsque l'on entend "distributions", il arrive que l'on entende parler de "projets". Le "projet" Debian, le "projet" RedHat, etc... C'est la même chose. Il faut savoir, aussi, qu'il n'est pas rare que telle ou telle distribution soit basée sur une autre. C'est l'une des caractéristiques des distrib' Linux.
Par exemple: la SuSE est basée sur la Slackware. La Mandriva est basée sur la RedHat. Ubuntu est aussi basée sur la RedHat.
Une autre caractéristique est que pour certaines distributions - disons certaines "marques", ici - il existe des variantes. Ainsi, pour Ubuntu, il existe "Kubuntu" (avec environnement KDE), "Xubuntu" (environnement Xfce)... etc.
Ce qui fait l'intérêt d'une distribution est l'exploitation du concept de couche d'abstration. Comme on peut le voir sur le schéma (ci-dessous, cliquer dessus - issu de l'article Wikipédia sur le même sujet) les parties qui composent la distribution sont distinctes. On peut donc, par exemple, changer le noyau sans changer les logiciels et donc porter plus facilement la distribution sur une autre architecture matérielle (couche physique, selon le modèle OSI).
Les distributions les plus connues... :
SLS (Softlanding Linux System) est en quelque sorte la première distribution, initiée par Peter MacDonald en 1992. C'était la première à offrir une distribution complète contenant plus que le noyau Linux et des utilitaires de base, avec XFree86 1.0m : une implémentation libre de X11R5 (le serveur d'affichage mis au point par le MIT), mais aussi implémentant le protocole de communication TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol. Cf. http://www.journaldunet.com/solutions/0301/030106_tcpip.shtml pour en savoir plus. Il est à noter qu'historiquement TCP/IP est né à l'université UCB Berkeley lorsqu'il fut, pour la première fois, implémenté en 1983 dans l'OS FreeBSD. Il marqua ainsi la naissance réelle d'Internet, et la fin du réseau militaire ARPANET, lui-même à l'origine du réseau mondial que l'on connait tous) dérivé du modèle OSI (c'est le truc qui vous permet l'utilisation des adresses IP - Internet Protocole - lorsque vous faites clic droit propriété sur "favori réseaux", puis clic droit propriété sur "connexion au réseau local"... Et enfin (re)clic sur "propriété TCP/IP" en bas du menu déroulant, dans la petite fenêtre qui apparait sur votre écran.
SLS était probablement la distribution de Linux la plus populaire à l'époque. Elle a dominé le marché jusqu'à ce que les développeurs prennent la décision de changer le format des exécutables qui n'était pas bien reçu par la base d'utilisateurs (de a.out à ELF). Pendant ce temps, Patrick J. Volkerding a décidé de modifier SLS en la nettoyant et en la paramétrant mieux. Une fois fini, il a appelé Slackware le résultat de son travail. Avec la décision impopulaire prise par SLS, Slackware l'a rapidement remplacée et est devenue la distribution dominante employée par presque tous.
Pour les mêmes raisons de frustation avec la SLS, Ian Murdock a fini par créer le projet Debian dans le deuxième semestre de &993.
La distribution Red Hat fonctionne à l’aide d’un modèle économique Open Source, basé sur un code ouvert, un développement communautaire, des services d’assurance qualité professionnels et une assistance client fonctionnant par abonnement. Les développeurs prennent les sources du noyau Linux et l’améliorent pour qu’ils correspondent à certains besoins. Le code qu’ils produisent est ouvert, ainsi d’autres programmeurs peuvent y ajouter des adaptations et des améliorations. Lorsqu’un problème est découvert, toute une communauté d’utilisateurs peut coopérer pour trouver une solution. Certains affirment que le processus de développement dans sa globalité est plus rapide et moins cher qu’un modèle propriétaire pour lequel le code n’est pas mis a disponibilité des utilisateurs.
Red Hat vent des abonnements d’assistance, de formations et de services d’intégration qui aident les clients à utiliser les logiciels open source. A l'inverse de SuSe, qui utilise YaST, RedHat utilise l'installateur Anaconda (pour donner un exemple de l'une des multiples différences qui peuvent marquer entre elles les distributions Linux).
La Redhat était autrefois complètement gratuite. Depuis 2003, ce n'est plus tout à fait le cas. RedHat a pour vocation de vendre des OS orienté professionnel. Cependant, la fusion Redhat/Fedora Core (autre distribution) a permi à la société RedHat de poursuivre la distribution de projets gratuits. En clair (et en gros) : RedHat c'est payant (du moins pour le SAV). Fedora, c'est gratuit. Mais c'est la même chose... Sauf que Fedora pourrait être considéré comme la version Béta de la Redhat.
SuSE est une distribution d'origine allemande et éditée par la société Novell. Cette dernière est connue pour être à l'origine du protocole de communication SPX/IPX, ex-concurrent de TCP/IP pour le réseau Internet et aujourd'hui obsolet. Pour en savoir plus sur les architectures réseaux :
http://hautrive.free.fr/reseaux/architectures/protocoles-de-reseaux.html
Novell est aussi connue pour avoir commercialisé toute une gamme de NOS server appellés "NetWare", là encore aujourd'hui obsolet (notemment en raison de la concurrence des Windows Server 2000 et 2003)
La première version de cette distribution apparue au début de l'année 1994, faisant de SUSE la distribution Linux commerciale la plus ancienne encore existante. Le 4 Novembre 2003, Novell annonça qu'il désirait acquérir SuSE pour 210 millions de dollars. L'acquisition fut finalisée en Janvier 2004 et le nom de l'entreprise fut changé en SUSE Linux après le rachat par Novell. Le programme d'administration propriétaire de SUSE, YaST2, allait alors publiquement sortir sous licence GPL, rendant ainsi la distribution entièrement libre aux yeux de la Free Software Foundation. Ce n'était pas le cas (me semble-t-il...) auparavavant puisque ce logiciel ne répondait jusqu'alors pas aux normes POSIX. La SuSE est l'une des premières distributions à mettre l'interface Gnome et KDE sur un pied d'égalité (on peut choisir l'une ou l'autre à volonté, ce qui n'est pas toujours les cas sur d'autres distributions). Elle est reconnue pour sa fiabilité et sa facilité d'utilisation... mais peut sans aucun doute frustrer les connaisseurs de Linux, puisque tout est "déjà fait" dessus, pour ainsi dire. Cependant, pour un débutant, tout comme Mandriva et quelques autres, elle présente de bons avantages.
Le 3 novembre 2006, la maison mère Novell a signé un accord historique avec la société Microsoft portant sur trois volets : l'amélioration de l'interopérabilité de SuSE avec Microsoft Windows, une licence réciproque sur l'utilisation des brevets et un accord sur la commercialisation et la promotion des deux solutions. L'annonce de la collaboration de Novell avec Microsoft a été plutôt mal perçue par une bonne partie de la communauté Linux. On peut encore se demander ce qui en découlera pour l'avenir, puisque d'un côté on peut y voir une ouverture de Gates pour Linux... ou, à l'inverse, une sorte d'attaque biaisée de Microsoft sur le monde linux (Microsoft essayant depuis plusieurs années tantôt de rendre la GPL illégale, tantôt, de se l'approprier... T'as raison, Gros Bill, fais toi plaisir...).
Mandriva Linux est un OS libre GNU/Linux édité par la société française (En France, on a des IDEES! si, si... ) Mandriva. Il intègre les deux environnements de bureau les plus connus sous Linux, GNOME et KDE.
En 1998, la société française Mandrakesoft S.A crée la distribution Mandrakelinux. Ce n'est qu'en 2005, après le rachat de la société brésilienne Conectiva que société et produit sont rebaptisés Mandriva et Mandriva Linux. Elle est basée sur Red Hat 5.1, et c'est pourquoi la première version porte le numéro 5.1. C'était une version de Linux pour serveurs et stations de travail conçue pour être simple à utiliser. A l'époque, RedHat refusait de permettre l'installation par défaut de KDE. La MandrakeLinux 5.1 comblait, entre autre, ce manque. Elle existe en versions gratuites (téléchargeables) et en versions payantes (Vendues en boîtes, mais ce n'est pas très cher... En gros, le coût de la boîte et de la doc à l'intérieur, justement), comportant documentation et support.
Mandriva Linux est une distribution assez populaire du fait, notamment, de la facilité d'usage de ses outils d'installation et de configuration (RPM). Elle est, de ce fait, souvent conseillée aux débutants. La distribution supporte complètement ou partiellement de nombreuses langues (73 langues en 2004) et fut l'une des premières à présenter une interface d'installation graphique basée sur le langage Perl et GTK entièrement internationalisée, ce qui explique son succès en Russie, notamment. Elle a toutefois la réputation de ne pas toujours être très stable ou de comporter des bugs (cela étant, par expérience, je peux vous dire qu'elle fonctionne for bien).
À l'époque de Mandrakelinux, une nouvelle version stable était publiée tous les six à huit mois. Après la fusion avec Conectiva, Mandriva a adopté un cycle de sortie annuel qui débuta avec la Mandriva Linux 2006. Les objectifs étaient notamment:
donner plus de temps au développement de nouvelles fonctionnalités
rallonger la durée de support (une seule version par an à maintenir au lieu de deux)
se rapprocher du monde de l'entreprise, qui préfère des logiciels plus stables (et donc plus anciens, car testés plus longtemps)
La contrepartie à l'espacement des sorties est un retard plus prononcé sur les nouveautés logicielles.
On pourra citer d'autres distributions célèbres, comme Ubuntu (très prisée, elle aussi, par les débutant), Gentoo ou Knoppix, l'une des premières distributions "live".
Les distributions "Live", justement... Parlons-en... (enfin, si vous ne vous êtes pas encore pendus sous l'avalanche d'informations de cet article, naturellement).
Un Live CD stocke un système d'exploitation exécutable sans installation, appelé aussi distribution Live ou CD bootable.
Le concept de Live CD a été utilisé en premier par Slackware Linux dès 1995, puis fut développé de 1999 à 2002 par DemoLinux. Ce n'est cependant qu'avec la Knoppix (réalisée à partir de Debian) que ce type de système a pris son essor, aux alentours de l'année 2003. D'autres distributions Live CD ont rapidement suivi. On peut prendre pour exemple la "Mandriva One", la Ubuntu Live, la Knoppix, donc, ou les minidistrib comme "Damn small linux". Ces distributions ne s'installent pas. Ce sont des versions allégées destinées à être chargées dans la mémoire RAM de votre ordinateur. Avant d'en utiliser une, il faut donc bien sûr s'assurer que vous disposez d'une configuration physique suffisante pour supporter l'utilisation d'une distribution live. Pour Ubuntu live, par exemple, il vous faudra 512 Mo de mémoire RAM. Il existe même certaines distributions live qui ne nécessitent que... 16 Mo de RAM. Dans la plupart des cas, les outils essentiels des distributions sont implémentées dans les versions live. Sur ubuntu live, par exemple, vous avez OpenOffice (la version "linuxienne" d'Office de Microsoft) ou l'outil de partitionnement QtParted (équivalent de PartitionMagic... TRES TRES TRES pratique, croyez-moi!!!).
Il existe aussi des "distributions" orientées "boites à outils" pour accéder au disque dur de votre ordinateur en cas de plantage. On peut déjà le faire avec n'importe quelle distribution live, notemment avec Knoppix, mais il existe des "projets" susceptible de vous aider à récupérer vos données en cas de problèmes. C'est le cas, notamment, de SystemRescueCD, OS qu'on pourrait même qualifier d'indispensable puisqu'il comporte tout le nécessaire pour vous permettre d'effectuer des tâches d'administration sur l'ordinateur telles que la création et l'édition de partitions sur le disque dur. Il possède un certain nombre d'utilitaires avancés (parted, partimage, fstools, ...) ou plus basiques (editors, midnight commander, network tools). Le noyau du système supporte la majorité des formes de partionnement (ext2/ext3, reiserfs, xfs, jfs, vfat, ntfs, iso9660). Il possède aussi le programme ntfs-3G, ce qui permet d écrire/modifier des données sur des partitions ntfs (ce qui n'était pas possible auparavant, puisque le système de gestion de fichier NTFS est en code fermé et jalousement protégé par Microsoft (on peut décemment se demander comment ces outils évolueront avec l'apparition du nouveau système ZFS de Sun Microsystem, soit dit en passant. Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Zettabyte_File_System).
Bref, l'utilisation d'un liveCD, pour résumer, est un bon moyen de découvrir ce qu'est Linux. Il faut savoir que certains de ces LiveCD peuvent aussi s'installer sur votre disque dur et devenir, ainsi, un OS à part entière.
Pour récupérer ces distributions...
Vous pouvez vous rendre sur les sites Web des sociétés éditrices de ces systèmes d'exploitation. Il vous suffira de les télécharger. Les liveCD, sur ce plan, est particulier. Il vous faudra en faire des images-disques (des .iso) avant de les graver, sinon, elles ne se lanceront pas au démarrage de votre machine (car bien entendu, c'est au démarrage de votre poste qu'elles se lancent... Il ne suffit pas de les poser dans votre lecteur et de double cliquer dessus ensuite - c'est même tout l'intéret du concept).
Laquelle choisir??...
Parmi les quelques 400 distributions existantes...
Je dirais, de base, n'importe laquelle... du moins, si vous avez déjà des affinités avec l'outil ou si vous êtes informaticien (ou si vous utilisez un LiveCD). Cependant, si vous êtes "monsieur tout le monde" en la matière (comme je le suis moi-même - ce n'est pas péjoratif, loin de là), il ne faut pas se leurrer. Il vaut mieux commencer par une distrib' qui soit à votre portée. Une Mandriva, une SuSE ou une Ubuntu seraient bien, pour débuter. Elles sont faciles à installer (j'écrirai un article au sujet de l'installation et de la désinstallation) et facile d'utilisation - pour tout ce qui est utilisation courante, en tout cas (en clair, pour une utilisation bureautique). En plus, vous aurez toujours l'avantage d'avoir la communauté Linux, sur le Web, pour vous aider dans l'administration de votre OS.
J'ajouterais, sur ce point, que pour installer une distribution Linux, vous ne serez pas obligé de "sacrifier" votre Windows - qui reste bien pratique, sinon souvent indispensable, de nos jours. Nul n'est besoin de formater votre Disque Dur. Il vous suffira de le partionner en conséquence (avec PartitionMagic, par exemple, ou même avec un liveCD de type Ubuntu Live pour utiliser QTParted, dont j'ai parlé plus haut).
Vous verrez, c'est fun... et ça coûte rien, en plus! ;-)
Et au bout du compte, vous pourrez peut-être bénéficier des outils vous permettant de configurer votre ordinateur pour accueillir le gestionnaire d'interface Béryl, comme montré dans la petite vidéo, ci-dessus... La classe, non??







